Melle S. a lancé son activité en profession libérale, mais elle est insatisfaite car elle n’a pas assez de clients à son goût. Elle désirerait avoir plus de rendez-vous. Je lui demande de me montrer son agenda et je constate qu’il est vide ou rempli très partiellement par des petits rendez-vous rares. Je lui demande alors combien elle a décidé de consacrer de jours par semaines à ses rendez-vous. Elle ne sait pas au juste. Elle ne veut pas être submerger et ne plus avoir de temps pour elle et n’a pas réellement pensé au nombre de journées de rendez-vous qu’elle aimerait avoir par semaine.

Je lui demande de réfléchir à la question. Elle décide alors le nombre de jours qu’elle veut travailler par semaine. Je lui demande ensuite de barrer ses journées dans son agenda sur un mois au moins de manière à réserver cet espace pour accueillir de nouveau rendez-vous potentiels. Ce n’est plus du temps libre, mais des plages horaires consacrées à ses rendez-vous.

Un mois plus tard, elle avait multiplié par plus de deux ses rendez-vous.

Le problème de Melle S. était de craindre que son activité naissante ne l’étouffe. Inconsciemment, elle n’avait donc pas organisé son planning et sa vie pour accueillir son travail de peur d’être submerger. Le fait de concrétiser sur un agenda les jours qu’elle voulait bien consacrer à son travail à débloquer sa peur d’être envahie en lui montrant qu’elle était maître de ses choix dans son planning.