G. est une jeune femme divorcée élevant seule un enfant. Elle a choisi avec son ex-mari de ne pas travailler et doit aujourd’hui faire face à une situation économique difficile. Elle a peu travaillé dans sa vie, n’a pas de formation professionnelle classique et ne sait pas par où commencer pour mettre en place une activité professionnelle. Mais elle se sent capable de faire beaucoup de choses.

Au cours d’un premier entretien elle fait part de sa motivation qui l’a amené à trouver son premier emploi. Son besoin était d’avoir de l’argent. Elle a donc accepté le premier job venu qui pouvait lui permettre de gagner de l’argent. Mais elle n’était plus satisfaite car ses horaires ne lui permettaient pas de s’occuper correctement de son enfant.

Nous avons donc défini une nouvelle exigence dans ses besoins qui était d’avoir des horaires qui lui permettent de s’occuper de son enfant. G. est repartie avec cette affirmation de ses besoins :

  1. gagner de l’argent,
  2. avoir des horaires satisfaisants.

Quelques semaines plus tard elle trouvait un job mieux rémunéré et avec des horaires compatibles avec sa vie de famille.

Un an et demi plus tard, G. veut à nouveau changer de travail. Dans son job, son supérieur hiérarchique lui fait subir un harcèlement moral et sexuel qui devient impossible à supporter. Cette fois ci, elle ajoute une nouvelle exigence à son besoin : le respect d’elle-même. Quelque semaines plus tard, elle se trouve en arrêt maladie pour couper court à se harcèlement et prendre le temps de négocier un départ.

Avec G. le travail a consisté à se mettre à l’écoute de ses besoins et les faire évoluer au rythme où elle pouvait elle-même les faire évoluer. Quand on a peu de qualification et des besoins primaires à résoudre, il n’est pas facile d’affirmer d’emblée un positionnement de valeurs personnelles fortes. On croit que l’on n’est pas habilité à les exprimer. On évolue dans la vie professionnelle selon la pyramides des besoins de Maslow, en partant des valeurs matérielles et en faisant évoluer nos besoins vers l’expression de valeurs immatérielles. Les débuts d’activité répondent souvent à des besoins matériels que l’on commence sa carrière à 20 ou à 30 ans. Il ne faut pas en avoir honte. Le temps et l’expérience construisent la confiance en soi qui permet de ne plus se sentir en danger matériellement et d’affirmer ses valeurs personnelle au travail par la suite. Etre accompagné dans ce chemin a permis à G. d’évoluer consciemment dans le développement de ses valeurs personnelles et de faire croître ses exigences. Elle travaille aujourd’hui à la prochaine étape de son développement professionnel sur des valeurs immatérielles qui expriment son état d’être.