Depuis l’adolescence, je me passionne pour la nature humaine et sa culture. Un héritage familiale tourmenté a stimulé une recherche personnelle de compréhension du monde et d’introspection. Je lisais très jeune des livres de psychologie, de psychanalyse et de sciences humaines en général : Freud, Jung, Eric Berne et la psychanalyse transactionnelle. Puis j’ai approfondi ma connaissance de l’humain en m’intéressant conjointement à la symbolique à travers les travaux de Gilbert Durand, en même temps que je découvrais les grands textes sacrés de l’humanité, la Bible, le Tao Te King, le livre des morts Egyptiens, les triades druidiques, le livre de Mormon et j’en passe. J’ai appris de ces lectures que la religion était différentes de la spiritualité et que le bonheur durable ne passait pas par l’adhésion à un groupuscule ou à une famille, mais par le développement de soi.

La naissance de mes enfants m’a profondément questionné sur l’éducation. J’ai découvert avec joie dans les pédagogies avancées de A.S. Neil et l’école de Summerhill, de Maria Montessori, de Rudolph Steiner. Ces trois auteurs sont ceux qui m’ont le plus marqué et ont le plus formé mon esprit dans la connaissance du développement de l’être humain jusqu’à mes 30 ans environ. J’avais le profond désir de faire mieux ou de faire au mieux. Je voulais connaître les meilleurs techniques au monde pour élever au mieux mes enfants. Cette passion non partagée a brisé le foyer. J’ai appris de cette expérience de la vie qu’être trop exigent peut aboutir à des ruptures. La meilleure éducation est celle qui ne fait pas de projet sur l’autre mais lui permet de se développer dans son projet.

La découverte de Khrisnamurti, un des philosophes les plus éclairés du XXème siècle à mon goût, m’a aidé à sortir d’un intellectualisme stérile en me montrant que mes conceptions mentales rigides ne mènent nulle part. Cet homme m’a aidé à commencer à ressentir l’expérience. Je suis profondément reconnaissant pour l’abnégation avec laquelle il s’est dévoué toute sa vie à déraciner les égo intello comme le mien l’était à la fin du siècle dernier. J’ai appris de cet homme que le salut de l’individu et de l’humanité passe par le courage d’accepter de voir la vie autrement.

Un grand désir de me connaître moi-même m’a fait rencontré l’astrologie comme outil de connaissance de soi et système d’analyse du monde et de ses origines. J’ai lu des dizaines d’ouvrages sur le sujet, jusqu’à ne plus en lire et faire ma propre synthèse de l’astrologie, de cette science, de ce savoir, de cet héritage culturel. Elle est aujourd’hui un autre pilier de ma culture. J’ai appris de cette vision de la vie et du monde, que chaque être est unique et possède la même valeur que son voisin indépendamment de toute notion de race, culture ou d’éducation.